Quand on parcourt la plaine de Thessalie vers Kalambaka, on est brutalement saisi par un paysage extraordinaire.
D'énormes rochers gris, pointus, arrondis par l'érosion, plantés les uns à côté des autres avec presque tous,
des constructions accrochées à leurs sommets. C'est le spectacle grandiose que nous offre le site des Météores.
Les constructions sont des monastères.

La première « skiti » (ermitage) est apparue au IXème siècle au sommet d’un rocher prénommé Rocher de Doupiani.
A la base de ce rocher avait été construite la Chapelle de la Sainte -Vierge probablement datant du XIIème siècle.

Aux environs de 1350, Athanasios Koinovitis, un moine de la communauté du Mont Athos s’installa au sommet
d’une roche plate non loin de Doupiani et construisit la première structure du Grand Météore.

On présume que cette décision fut prise pour des raisons de sécurité mais aussi pour avoir la tranquillité propice à la vie monastique ; l’accès de ce monastère fut interdit aux femmes.

En 1367 le moine Neilos érigeas quatre églises sur différents rochers. A ce jour il n’en subsiste qu’une seule.
En 1388 l’ermite Ioasaf, élève d’Athanasios Koinovitis et fils du roi de Serbie, construisit plusieurs monastères.

Après l’occupation de la Thessalie par les turcs, du XIVème au XVIème siècle, anachorètes et ascètes
fondent de nombreux monastères et églises. Varlaam, Aghios Nicolaos, Aghia Triada, Roussanou, Aghios Stephanos
sont autant de lieux que l'on peut visiter.

Malgré leur exiguïté les monastères étaient munis, outres les cellules des moines, d’une église, d’une citerne d’eau,
d’un réfectoire et même parfois d’une bibliothèque. Au XVIème siècle on comptait près de 16 monastères accessibles
par des ascenseurs panier ou des échelles de corde.

Les monastères subirent de gros dommages pendant la guerre de 39/45. Depuis la restauration de 1960
fresques et documents sont désormais à l’abris.