
Le
visiteur doit s’y reprendre à deux fois
pour saisir le contenu des clichés de Sylviane.
L’image est déformée, tordue, allongée ou compressée.
L’œil se complait dans l’insolite. Au fur et à mesure
la photo livre son secret. Images banales réfléchies
dans l’eau, toutes les eaux, bassins parsemés
de feuilles mortes, cascades en effervescence,
mares, caniveaux etc …

Le « piqué » de l’image impressionne. Le rendu des couleurs s’harmonise tel que la nature l’a composé. Le support devient transparent, profond, il prend une troisième dimension. Et en plus c’est très beau.
Après
la forêt …l’eau chemin aléatoire
Quand on demande à Sylviane pourquoi « l’eau »
? … elle ne se l’explique pas
« … je ne sais pas, un jour un chemin qui va vers le cœur
des hommes, ce chemin c’est celui de l’eau qui sans cesse s’échappe
… qui n’a de forme que celle des mains qui le recueillent …
de l’ornière qui la retient … l’eau me capte …
» en effet l’eau a capturé l’artiste, elle glisse,
absorbe ses reflets. L’élément l’a diluée,
dissoute, l’attire comme le plongeur sujet à l’ivresse
des profondeurs …
L’observation
avant tout
Initialement Sylviane peint. Elle peignait des arbres, beaucoup d’arbres
comme la première syllabe de son prénom. Mais récemment
elle a troqué ses toiles et pinceaux, désormais trop encombrants,
contre un petit Sony 3,2 MP numérique.
De l’art à l’art-thérapie …
Sylviane outre la peinture et la photo écrit et raconte des histoires
… histoires de bergers des Cévennes et de leurs troupeaux de
chèvres.
Mais peut-être tout s’expliquerait par le métier qu’elle
exerce, l’art-thérapie dont le principe consiste à décomposer
l’ensemble des mécanismes, psychiques, physiques et sociaux
en jeu dans l’activité artistique afin de les utiliser pour
le soin ou l’aide sociale avec l'objectif d'améliorer la qualité
de vie.