La basilique dans les années 20

La Basilique Sainte-Marie-Madeleine


Chapelle de l'Assomption Crypte Chapelle ND-de-Lourdes Chapelle ND-de-l'Espérance Chapelle du Rosaire Chapelle Saint-Dominique Chapelle du Sacré-Coeur Chapelle Saint-Joseph Chapelle Saint-Michel Choeur Capelle du Corpus-Domini (retable Chapelle du Saint-Nom-de-Jésus Chapelle sainte-Anne Choeur liturgique Chapelle ND-de-la-Consolation Chapelle Saint-Thomas-d'Aquin Sacristie Chapelle Saint-Maximin Chapelle Saint-Eloi Chapelle Saint-Antoine Chapelle Saint-Crepin Chapelle Sainte-Marie-Madeleine Chapelle Saint-Louis-d'Anjou Chapelle Saint-Blaise Ancienne chapelle des fonts batismaux Chaire Orgues historiques du Frère Isnard Clocher (à l'état de fondation, inachevé)

 

 

 

C’est le plus grand édifice gothique du sud-est de la France mais il ne présente pas l’aspect qu’il aurait dû avoir après que sa toiture de lauses ait été remplacée par des tuiles, que ses baies aient été partiellement obstruées et que ni son clocher ni sa façade n’aient été achevés.

Sa construction a été décidée par Charles II d’Anjou, comte de Provence, Roi de Naples et de Sicile, suite à “l’invention” des reliques de Marie-Madeleine et de ses compagnons.

Le chantier s’étalera sur près de 250 ans au gré des financements et de la volonté de certains prieurs.
Mais son édification se poursuivra sur un plan tracé dès la première tranche des travaux.

C’est en 1295 que débutent les travaux de construction. En remplacement de l’église romane dédicacée à Maximin, Charles II d’Anjou veut un monument fastueux pour recevoir
les pèlerinages en l’honneur de Sainte Marie-Madeleine
dont les reliques se trouvent dans la crypte.

Ce pèlerinage fût pendant un certain temps un des plus importants d’Europe.

Avec l’accord de Boniface VIII les frères prêcheurs dominicains vont prendre en main le pèlerinage et la destinée des monuments et de la ville.

Au début du XVIème siècle les travaux de construction se terminent hâtivement. La basilique reste inachevée : le portail principal attend son parement, la façade sa rosace, et le clocher ne s’élèvera pas à plus d’un mètre du sol. La basilique se compose d’un vaisseau central bordé de deux collatéraux formant déambulatoire et de deux autres collatéraux divisés en 16 chapelles.

 

 

 

La basilique est en fait une église double.
La partie comprenant le chœur, à l’est de l’édifice, est réservée au culte ordinaire.

La partie ouest, tel une église de pèlerinage, est bordée d’un déambulatoire qui fait le tour de la crypte par la cinquième travée, celle qui communique aussi avec le cloître.

La quatrième travée, celle de la crypte, faisait office de transept non saillant au dessus du sanctuaire, ne se distinguant des autres travées que par un dessin différent des réseaux de ses baies et un parement à bossages continus du mur de la nef centrale.


La basilique, telle qu’elle aurait pu être. En dessous, la crypte sur le sol antique.
A droite, le baptistère et l’église de l’antiquité tardive à l’emplacement de
la mairie annexe.

La Crypte

Elle est aujourd’hui le Lieu Saint de la basilique mais c’était à l’origine un mausolée paléochrétien en élévation dans un cimetière de l’antiquité tardive.

A l’intérieur se trouvaient plusieurs inhumations dont certaines des sarcophages historiés de la fin du IVème siècle.

La tradition veut que quatre des sarcophages aient contenu les corps de Marie-Madeleine, de Maximin, de Sidoine ainsi que de Marcelle et Suzanne.

Sur l’un des sarcophages figure la plus ancienne représentation d’un orgue.

Jusqu’au siècle dernier la crypte présentait encore des traces de son ornementation antique et avait gardé une petite élévation au dessus du sol de la basilique autour de laquelle défilaient les pèlerins.


Au fond du sanctuaire, une chasse, dessinée au siècle dernier par l’architecte des monuments historiques Revoil, contient le crâne de Marie-Madeleine porté par les anges, qui selon la tradition, élevèrent la sainte depuis la grotte pour la déposer près de son compagnon Maximin.

Cette chasse est entourée d’autres reliquaires rescapés des spoliations, mais aussi des dons, très nombreux, que les religieux et la ville ne manquaient pas de faire aux puissants de ce monde.

Les reliques ont dominé les rapports entre la ville et le pouvoir provincial et royal.

Mises à l’abri à chaque rumeur de troubles, elles font l’objet d’un inventaire à chaque élection des consuls qui en sont responsables.

Au XVIIème siècle la reine ne doit-elle pas être enceinte à la suite de l’offrande de reliques de Marie-Madeleine apportées à Paris en 1623 par les saint-maximinois ; quant aux remparts, ils évitent le démantèlement en 1626 car ils sont nécessaires à la conservation des reliques “alors exposées à la merci des voleurs”.

 

L’abside



La partie basse des vitraux du chœur est recouverte par
“La Gloire” œuvre du sculpteur Lieutaud, représentant
les anges qui entourent la Sainte Trinité le retable et
le maître autel sont en marbres de pays et les ornements latéraux sont décorés de revêtements en stuc.

 

 

Le Chœur

Construit, probablement, à la fin du XVIIème siècle par le frère Vincent Funel, ses boiseries se composent de 94 stalles ornées de 22 médaillons représentant la vie des dominicains exemplaires.

Divers artiste participent avec V. Funel à la décoration :
J.B Oléri,
J. Gras,
B. Maunier et
F. Peironi.

 

 

Le retable de la Passion



Dominant l’autel de l’absidiole nord, le retable de la Passion
est composé de 22 peintures sur bois, œuvres d’Antoine Rozen.

Cet ensemble terminé en 1520 pour le compte de Jacques de Baune,
représente la Passion du Christ.

Le retable originel n’existe plus et les tableaux ont été remontés
dans un encadrement du XVIIème siècle.

 

La prédelle



Située dans la chapelle de Saint Antoine, cette prédelle, extraite du soubassement d’un retable, comporte plusieurs peintures attribuées au XVème siècle provençal, entre autre une scène représentant
Marie-Madeleine en présence du Christ, plus connu sous l’appellation :



“Noli me tangere…”
“ Ne me touche pas…
car je ne suis pas retourné vers mon Père”




Sainte Marthe et la Tarrasque
Quatre autres peintures du XVème siècle, attribuées au prieur André Abellon, se trouvent dans la chapelle N.D. d’Espérance.

Elles faisaient partie du chœur primitif de l’église remplacée au XVIIème siècle par les boiseries du chœur.

Le bienheureux Abellon est vénéré un certain temps
à Aix-en- Provence.



Sainte Marthe et la Tarasque

 

La chaire



Sculptée au XVIIIème siècle, elle est l’œuvre du Frère Louis Gudet.

Sur le garde-corps, sept médaillons sculptés représentent des scènes de la vie de Sainte Marie-Madeleine.

Sur l’abat-voix est figuré le Ravissement de Marie-Madeleine par les anges.

Ce meuble, dont la main courante est taillé dans un seul bloc de bois, est considéré comme un chef-d’œuvre par les
Compagnons du Devoir du Tour de France.


 

 

 

AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA

 

 

L’orgue

 

Construit en 1773 par Jean Esprit Isnard, dominicain de Tarascon, il se compose d’un double buffet, quatre claviers 43 jeux et 2962 tuyaux.

C’est aujourd’hui le meilleur instrument classique conservé.

Il est connu des organistes du monde entier.

 

 

Il fût sauvé à la Révolution par Lucien Bonaparte qui y aurait fait jouer la Marseillaise devant Barras.

L’orgue masque aujourd’hui une fresque baroque monumentale représentant le Jugement Dernier.

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Les chapelles

Au nombre de 21, leur mobilier date pour la plupart des XVII et XVIIIème siècles ;
les chapelles servaient aussi de sépultures à des grandes familles, des corporations et des confréries.

Elles étaient autrefois isolées par des cloisons ajourées en boiserie

 

Marie-Madeleine au banquet
de Simon le Pharisien

« Noli Me tangere »

Marie-Madeleine
et ses compagnons sont chassés
de Palestine et embarquent
sur un bateau
sans voiles ni rames
qui les mènera
aux Saintes-Maries-de-la-Mer
d’où chacun partira
évangéliser un coin de la Provence.