C’est sa compagne Gerta Pohorylle, alias Gerda Taro, journaliste de guerre allemande, qui baptisa
Endre Ernö Friedmann du pseudonyme Robert Capa.

Né à Budapest en 1913 il a couvert la plupart des conflits de la Guerre sino-japonaise à la Guerre d’Indochine comme correspondant de guerre. En 1947 il fonde il fonde à Paris, avec Henri Cartier-Bresson, George Rodger, Rita et William Vandivert, David Seymour et Maria Eisner, la première coopérative photographique « Magnum Photos ».
Une première dans son genre.

Il est le f ils unique d’une famille juive hongroise non pratiquante. A 17 ans il quitte Vienne pour Berlin,
poursuivi pour activités politique de gauche par le régime autoritaire de l’amiral Horthy.

Grace à une amie il trouve un travail comme développeur dans un laboratoire photographique.
Parallèlement, il suit des études de sciences politiques à la "Deutsche Hochschule für Politik".
Il couvre son premier sujet, Léon Trotski, le responsable communiste, alors pourchassé
par des assassins aux ordres de Staline, grace à Simon Gutman, fondateur de l’agence photos Dephot,
qui lui en donne l’occasion en 1932. L’année d’après, juif, il quitte l’Allemagne de Hitler
pour Vienne et puis Paris où il arrive en 1934. Il y fait la connaissance entre autres de Cartier-Bresson,
David Seymour, Pierre Gassmann. La même année il rencontre une étudiante allemande Gerda,
qui sera l’amour de sa vie. C’est elle qui « américanise » son nom hongrois en Robert Capa.
Dès lors ses photos se vendent mieux ! Il s’invente tout un personnage autour de ce pseudonyme.
Capa est américain, Capa est chic, Capa est riche, Capa est mondain.

Il couvre tour à tour la Seconde Guerre sino-japonaise, la Seconde Guerre Mondiale – la Sicile,
le débarquement de Normandie, la libération de Chartres et de Paris etc …
En 1948 il couvre la création de l’Etat d’Israël.

Il sera tué en Indochine le 25 mai 1954 en mettant le pied sur une mine anti personnelle.
Sa compagne Gerda était déjà morte en 1937 pendant la guerre d’Espagne au cours d’un reportage.

À titre posthume, la France lui décernera la Croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs.

Robert Capa
Gerda et Robert au Café du Dôme à Paris en 1936 - photo Fred Stein
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