Xenophon Moussas
Professeur de Physique de l’Espace et directeur du laboratoire d’astrophysique à l’Université d’Athènes dont il dirige le groupe de travail. Il possède un BSc (Bachelor Science) en physique et un Ph.D. (philosophiæ doctor) – doctorat en philosophie.
Il a participé aux travaux de recherche sur le disque et pense qu’il est bien plus complexe que les astrolabes connus à l’époque et qui ne comportaient que quelques engrenages et roues à
sept dents. L’astrolabe est un instrument destiné à lire l’heure solaire (ou stellaire) en un endroit donné pour effectuer des observations astronomiques. On attribue l’invention de cet appareil à Hipparque, astronome, mathématicien et géographe grec (190 / 120 Av. Jc).
Xenophon Moussas, avec son équipe, a déchiffré quelques 2000 caractères gravés sur la machine. Derek Price quant à lui n’en avait déchiffré que 900.
Les inscriptions sont composées de plus de 2 200 lettres grecques. Ces lettres gravées sur le bronze (1,5 à 2,5 mm de hauteur) sont plus ou moins érodées. Leur calligraphie indique un type d’écriture datant des alentours de 100 Av. Jc
.
Déchiffrées à près de 95 % elles se divisent en deux groupes :

- textes astronomiques à l’avant du mécanisme. Apparaissent les mots Vénus – Hermès – Mercure – le Zodiac …

- un texte mode d’emploi (à l’arrière) sur les roues dentées. Sur le cadran supérieur on peut lire les noms des six villes accueillant les jeux panhelléniques dont Olympie, Némée … Le cercle divisé en 4 secteurs tournait d’un quart de tour pour un an. Au bout de la rotation on avait le cycle d’une olympiade.
Ces textes sont à la fois un mode d’emploi de l’appareil et un traité d’astronomie. Quatre cadrans « au moins » — et non pas trois — indiquent les positions du Soleil et de la Lune, et un plus petit des cadrans décrit les phases de la lune.
Il est désormais certain qu’il s’agissait d’une machine à calculer les mouvements solaire et lunaire, sans que l’on puisse à proprement parler d’horloge astronomique car le mécanisme était actionné par une manivelle. Elle servait également à prévoir les éclipses et aurait pu aussi servir à prédire les mouvements de certaines planètes.
D’autre part, la forme des caractères, comparée à celles d’autres inscriptions de la même époque, conduit les experts à dater la pièce de la fin du IIe siècle
avant notre ère.